US Open 2026 : le vestiaire tennis-core d'Osaka se porte aussi en ville

À l'US Open, Naomi Osaka a substitué au vestiaire sportif deux pièces techniques, jupe métallisée et trench structuré, qui esquissent une garde-robe de rentrée bien au-delà du court.

Jupe métallisée argentée et trench blanc texturé à rayures grises, posés comme deux pièces de vestiaire de rentrée
Photo : AndrewHenkelman, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Image modifiée : sujet détouré sur un fond éditorial E.mistyle.

Le 31 août et le 1er septembre 2026, Naomi Osaka est entrée sur le court Arthur Ashe pour son premier tour face à Anastasia Zakharova dans une création signée Who Decides War, stylée par Law Roach : sweat à capuche gris éponge orné de coupures de presse, jupe en tulle blanc, cornrows, bandeau et manchons de compression, en hommage à Allen Iverson, précise USOpen.org. Le récit qui a suivi s'est concentré sur cet hommage basket. Il oublie ce qui se cachait dessous.

Sous la superposition Who Decides War, WWD relève un débardeur noir et une mini-jupe métallisée argentée, tous deux signés Nike, portés avec les sneakers Nike GP Challenge 1.5 au nom de la joueuse. Cette base est un vêtement de sport à part entière, mais sa construction, jupe courte à effet lamé, haut minimaliste côtes serrées, appartient à un vocabulaire que l'on croise déjà en ville : celui du sportswear métallisé qui infuse les collections de rentrée bien au-delà du tennis.

Une jupe qui n'a plus besoin du court

Ce qui fait tenir une mini-jupe métallisée hors contexte sportif, c'est la matière : un lamé souple, proche du legging technique, qui capte la lumière sans la rigidité d'un tissu façonné. Portée seule dans un vestiaire urbain, elle appelle des pièces mates pour éviter l'effet total look scène : un pull côtelé, un blazer de laine sombre, des mocassins ou des bottines plates. Le débardeur noir associé par Nike fonctionne sur le même principe de contraste, une base sombre qui laisse la jupe porter seule l'éclat.

Mini-jupe métallisée argentée associée à un haut noir et un blazer sombre dans un décor de studio nu
La mini-jupe métallisée, sortie du court, s'associe à des pièces mates.

La rentrée voit justement revenir ces pièces à reflets, souvent cantonnées aux soirées, dans des mises en scène plus sobres, en journée, avec des matières lainières ou du denim brut. La mini-jupe d'Osaka, retirée de son contexte de court, illustre ce glissement sans qu'aucune marque n'ait eu besoin de le formuler.

Le trench Thom Browne, une autre grammaire

Jeudi 3 septembre, pour son deuxième tour remporté 6-2, 5-7, 6-1 face à Katerina Siniakova, Naomi Osaka change entièrement de registre : une tenue blanche sur mesure signée Thom Browne, avec un trench texturé à volants, une traînée filet, des mini-raquettes de tennis brodées et les rayures signature grises de la maison, rapportent WWD et USOpen.org le même jour. Le trench reste un vêtement d'extérieur avant d'être un vêtement de sport : sa coupe cintrée, ses volants texturés et sa fermeture croisée se lisent comme un manteau de rentrée avant tout.

Sous le sweat à capuche hommage à Allen Iverson, une mini-jupe métallisée et un débardeur noir dessinaient un vestiaire tout à fait indépendant du court.
Trench blanc texturé à volants et rayures grises signature porté fermé dans une rue au crépuscule
Fermé sur une base sombre, le trench texturé se lit comme un manteau de rentrée.

Sans la traînée filet, réservée à la scène du court, la pièce garde une silhouette exploitable : un trench blanc à volants, porté fermé sur un pull fin ou ouvert sur un total look sombre, s'inscrit dans une tendance workwear-sport que les podiums de rentrée déclinent depuis plusieurs saisons. Les rayures grises signature, discrètes sur les poignets et le col, suffisent à signer la pièce sans verser dans le déguisement sportif.

Ce que ce vestiaire dit de la rentrée

Le concept de la tenue d'ouverture a demandé environ trente heures de travail avec le styliste Law Roach et la marque Who Decides War, a confié Naomi Osaka à Vogue, cité par Marie Claire. Ce temps de conception, loin de l'image d'un simple kit sportif, rappelle que ces pièces relèvent d'un travail de silhouette comparable à celui d'un défilé. Ce qui change, une fois sorties du court d'Arthur Ashe, c'est uniquement le contexte de lecture.

  • Jupe métallisée : à réserver à des associations mates, pull côtelé ou blazer sombre
  • Trench texturé à volants : porté fermé, il fonctionne comme un manteau de rentrée classique
  • Rayures ou broderies signature : suffisent seules à évoquer la pièce sans total look sportif

Deux tours, deux maisons, deux grammaires de matière : le vestiaire tennis d'Osaka, une fois détaché de son terrain, se lit comme une note de tendance de rentrée à part entière, sans qu'aucune retouche ne soit nécessaire pour le faire descendre du court.

Sources

  1. USOpen.org, 31 août 2026
  2. WWD, 3 septembre 2026
  3. Marie Claire, 1er septembre 2026
  4. Go Australie, 1er septembre 2026